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Bienvenus chez moi

Un petit bazar de tout et de rien: ma vie, ma famille, mes broderies, la cuisine et le tricot depuis peu...
22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 10:09
Dans la série souvenirs doux-amers de mon enfance, il y a celui-ci: le Nuage Toxique de 1987.
Je doute que ceux qui n'étaient pas à Nantes ce jour-là en ai gardé un quelconque souvenir, mais moi régulièrement, il revient à ma mémoire (c'est joliment dit...).

Ce jour-là, la journée avait commencé tranquillement, ma mère m'avait posé au car scolaire. Je me souviens que nous devions fêté l'anniversaire de mariage de mes parents et qu'elle avait préparé pleins de toasts sur la table de la salle.
Et puis vers 9h30, (l'heure exacte j'avoue ne pas m'en souvenir mais bon là j'ai regardé l'article) un nuage au dessus de notre ville, on doit fermer les fenêtres et les professeurs commencent à parler que nous allons être emmenés quelque part en car.
L'angoisse monte, nous devons partir mais où? Quand allons-nous rentrer?? Et oui je venais de fêter mes 8 ans et à cet âge, on est attaché à certaines choses matérielles...
Les bus sont arrivés et la peur aussi, ne pas savoir combien de temps cet exil allait durer, où étaient nos parents? Je ne comprenais pas ce qui se passait, je ne sais pas si on a pris le temps de nous expliquer ce qui arrivait.
Ma mère est arrivé avant que nous ne soyions monté dans les cars et nous sommes parti chez mon parrain, loin du nuage, tous les 5 (mes parents et mes 2 soeurs).

Les souvenirs qui me restent réellement: ma mère dans la cour de l'école et mon soulagement de ne pas partir vers l'inconnu seule, le ciel bleu de ce jour-là et les toasts que nous avons dû jetter le lendemain en rentrant.... Et cette angoisse...
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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 12:42
Un joli blog qui fête sa 1ère années d'existence et par la même occasion fait gagner un joli bandeau
Alors comme je suis joueuse et sympa, je fais partager l'info!


Un clic sur l'image, un com' jusqu'au 24 Aout et voila votre participation enregistrée!!
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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 18:18
J'ai découvert cette "chose" lorsque j'étais enceinte de Romane. Je n'avais pas le droit de trop bouger, cela m'a obligée à trouver une sage femme qui se déplace à domicile (ce qui était assez difficile à l'époque dans le Sud). J'ai réussi à en trouver une qui a bien voulu me suivre à domicile après beaucoup d'appels. Au téléphone, elle m'avait expliqué qu'elle faisait la méthode sophrologique, ne connaissant pas et n'ayant pas trop le choix j'avais accepté.
Et ainsi par hasard, j'ai trouvé une méthode qui me convenait parfaitement. Moi qui suis assez stressée, tendue, cela m'a énormément apaisée. Je me sert encore de temps en temps de ce que j'ai appris au niveau respiration quand je sens que je suis trop nerveuse. J'aime beaucoup ce moment où l'on se détend réellement, où l'on sent son corps se mettre à flotter, être juste relié à l'extérieur par la voix de la sage-femme.

Il y a une séance qui m'a marquée: je devais me représenter mon bébé. Et je n'y arrivais pas... Je voyais le bébé dans mon ventre façon image médicale 3D ou alors je me voyais moi enfant qui jouait dans le jardin chez mes parents. Il faut préciser qu'à l'époque je ne savait pas le sexe du futur bébé, nous avions décider de garder le secret. Même si Zhom était persuadé que ce serait une petite fille, moi j'espérai un petit garçon, mais lorsque Romane est née et qu'ils nous ont dit que c'était une petite fille, je n'ai pas été surprise.
J'ai lu depuis dans un forum, je suis désolée je ne me rappelle plus où, que le bébé dans le ventre de sa mère "choisissait" son prénom, envoyait une sorte de signal pour dire "c'est comme ça que je veux m'appeler". Nous avions trouvé le prénom Romane à 5 mois de grossesse, le prénom de garçon a été bloqué à 8 mois mais ne nous plaisait pas tant que cela... (Pour Baptiste nous savions le sexe mais le prénom a été un casse tête: je l'avais évoqué une première fois à 5-6 mois, il avait été refusé puis accepté à 2 semaines de la naissance)

Donc pour en revenir à la sophrologie, j'ai vraiment apprécié, j'ai même eu le droit comme cadeau de Noël à une méthode de sophrologie sur iTunes.
Un petit conseil, si comme moi vous êtes ultra stressée, une petite séance de sophro, c'est génial!! (ou alors 1 heure entre les mains d'une merveilleuse esthéticienne de Charentes)


PS: un petit lien très utile, le site officiel des sages-femmes libérale
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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 12:26

Partie 5

Y. ne me parlait jamais de son fils. Il devait avoir 30 ans lorsqu'il est mort, la seule marque de son existence pour moi était une petite photo en noir et blanc encadrée et posée sur le meuble du salon. Je crois qu'il était trisomique, "attardé" comme on le murmurait même si je n'ai pu mettre un nom sur sa maladie que bien des années plus tard.
En 1995, lorsque nous avons déménagé sur Brest, Y. vivait toujours dans sa petite maison, elle devait constamment surveiller ses repas: pas de sel, pas de beurre, pas de matière grasse. Elle était sous respirateur, elle avait toujours été très forte et son coeur et ses poumons avaient du mal à suivre. Mais malgré cela, elle était toujours heureuse de nous accueillir pour une tisane et pour bavarder les fois où nous descendions voir la famille.
Le jour où ma mère m'a appelé pour m'annoncer son décès, j'étais à l'école dans le sud de la France et j'étais en train d'écrire une lettre à Y. Je suis rentrée à Nantes pour assister à son enterrement, c'est ce jour-là que j'ai entr'aperçue pour la première fois la chambre de Y.. Chez nous, les chambres des adultes étaient des lieux tabous où les enfants n'avaient pas le droit de rentrer. J'ai refusé de la voir. Je ne suis pas très à l'aise avec les morts, je préfère me rappeler d'eux vivants. Le jour de son enterrement, sa fille m'a dit devant sa tombe de finir cette lettre. Je n'ai jamais réussi à le faire, cette lettre était pleine de futilités, je lui racontais ma vie à l'école où j'étais à ce moment-là en quelques mots.
Peu de jours avant mon mariage, je suis allée sur la tombe qu'elle partage maintenant avec son mari et son fils, un peu comme lorsque j'étais enfant et que j'allais chez elle boire une tisane...

Fin...
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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 12:24

Partie 4
Après ce décès, nous avons entouré Y., nous avons continué nos après midi tisane-papotage, elle me racontait par bribes la guerre de 39-45 à Nantes et moi je l'écoutais fascinée. Elle m'a donné le goût de l'Histoire. J'aurai voulu lui poser des centaines de questions, j'aurai voulu écrire son histoire; malheureusement, je n'ai jamais osé lui demander, je le regrette aujourd'hui. J'ai oublié beaucoup de ce qu'elle a pu me raconter, je me rappelle juste du lieu où elle me les racontais. Cette petite cuisine avec le calendrier des Postes, la fenêtre qui s'ouvrait sur un grand jardin où j'aimais aller prendre des cerises et des fraises lorsque c'était la saison, le vieux canapé tout défoncé en velours où j'aimais m'asseoir, les chaises et la table en formica très années 70. Mais je crois que c'est dans cette cuisine que j'ai passé quelques uns des meilleurs moments de mon enfance. J'aimais écouter Y. me parler de sa famille, de sa petite nièce qui faisait des études pour devenir chercheuse en biologie et que j'admirai sans l'avoir jamais vu. Elle me parlait de sa fille qui était un peu hippie, un peu baba cool qui testait pleins de petits boulots sans jamais se fixer, ma mère m'a dit bien des années plus tard qu'Y. avait lutté pour ne pas partir avant de savoir sa fille posée et "établie" comme on disait. Mais je pense que cette fille était trop libre, trop feu-follet pour jamais se poser. Elle doit avoir 50-60 ans maintenant et j'aimerai savoir ce qu'elle est devenue, si elle est heureuse...

A suivre...
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22 janvier 2008 2 22 /01 /janvier /2008 12:20

Partie 3
R. avait une jambe de bois, un souvenir de guerre. Il était cheminot à Nantes pendant la guerre 39-45, il avait glissé sur une voie de chemin de fer et un train lui avait coupé la jambe. Depuis, il boitait légèrement. Il est mort vers 1989, je crois. Mon père a souffert de son décès, c'est lui qui l'a emmené à l'hôpital le soir de sa mort et il nous a raconté avoir ri avec lui en disant qu'il y aurai encore des après-midi à la cave, que ce n'était rien, ils riaient tous les deux alors que les poumons de R. se remplissaient d'eau pendant qu'ils riaient. Il est mort quelques heures après, les après-midi à la cave étaient finis. Je crois que mon père a longtemps regretté ce voisin-ami. Il était le parrain d'une de mes soeurs preuve de l'attachement que mes parents avaient pour lui, dans notre famille, les parrains et marraines ont une grande signification.

A suivre
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21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 12:16

Partie 2
Ils en ont passé des heures dans cette cave, à discuter, refaire le monde, c'était une institution dans le quartier la cave de R., les hommes ne marchaient pas toujours droit en sortant mais il n'y avait que la rue ou quelques mètres à faire à pied pour rentrer chez soi. Si vous connaissez le film "Le Grand Chemin" qui avait été tourné à quelques kilomètres, la scène où Anémone doit ramener Richard Boringer en brouette chez eux, on murmurait à l'époque que cette scène était véridique pour cause de visites prolongées de caves. Les caves par chez nous étaient de simples pièces plus ou moins fraîches et humides où des dizaines de bouteille de vin étaient rangées et se couvraient d'années en années d'épaisses couches de poussière. A tel point que l'étiquette disparaissait souvent sous celle-ci, qu'importe plus la couche était épaisse, meilleure était la bouteille. Mais c'était une institution dans le quartier, chacun avait sa cave et on visitait régulièrement les caves voisines. Il ne faut pas non plus oublier que dans les années 80, l'alcool était beaucoup moins décrier que de nos jours, c'était dans les moeurs d'avoir sa cave personnelle et de boire un peu trop le week-end.

A suivre
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20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 12:04

partie 1
Nous avons tous une famille de sang, celle qui nous vient de nos parents et une famille de coeur, celle que l'on se construit au gré de la vie, au gré des rencontres, des ami(e)s qui occupent une place à part dans notre coeur, qui sont là pour nous aider lorsque nous avons des ennuis, que l'on écoute avec attention lorsqu'ils nous racontent leur problème. Pour moi, cette famille de coeur est assez réduite, il y a des gens en qui j'ai confiance et j'accorde peu ma confiance, je me livre peu. Si vous lisez mes articles avec attention, cela doit vous faire sourire de lire cela.
Dans cette famille de coeur, il y avait mes 3ème grand-parents, ceux que je m'étais choisi enfant. Je n'avais pas eu à aller très loin, ils habitaient en face de chez moi lorsque j'étais enfant. Mes parents m'ont souvent raconté qu'un jour, j'avais disparu et qu'ils m'avaient retrouvé chez eux en train de manger des gâteaux. J'ai coutume de raconter que j'ai fait ma seule et unique fugue à 4 ans mais que je n'ai pas oser aller loin, j'ai juste traversé la rue...
Nous vivions à cette époque dans un quartier du village de mes grands parents maternels, un quartier de campagne tranquille où les enfants apprenaient à faire du vélo dans la rue en faisant des tours de quartier, c'était mon univers. Il y avait "La Folle" qui habitait de l'autre côté de la rue et à droite de chez nous. Elle était surnommée ainsi pour s'être soi disant promené nue un jour dans la rue, elle faisait partie du folklore du quartier même si maintenant, j'ai de la peine pour cette pauvre femme qui devait souffrir, mais la folie dans les années 80 était encore taboue.
Là n'est pas la sujet de mon article, revenons à cette maison en face de la mienne. Bizarrement, de cette maison, je ne connaissais que la cuisine et les toilettes, ce n'est qu'au décès d'Y. en 2000 que j'ai entr'aperçue sa chambre et les autres pièces de cette maison où j'avais passé tant d'heures.
Y. et R. était un couple tranquille qui avait eu 2 enfants, un garçon décédé peu alors que j'avais 5 ou 6 ans et une fille déjà adulte lorsque je venais chez eux. J'aimais aller chez eux prendre une tisane, je me sentais grande. Mon père quand à lui aimait aller à la cave avec R. tandis que moi je discutais avec Y.

A suivre...
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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 10:48
Comme je l'avais dit quelques posts plus tôt, le collège n'a pas été une promenade de santé pour moi. J'étais une adolescente mal dans ma peau, un peu coincée, mal fagotée. Bref, une adolescente dans toute sa splendeur!
Je n'étais pas très aimé dans ma classe, j'admirai certaines autres élèves de ma classe mais elles représentaient pour moi des idéaux que je pensais ne jamais pouvoir atteindre. L'une d'elle est décédée peu de temps après la fin du lycée d'un accident de mobylette. Cela m'avait choqué à cette époque lorsque ma grand mère m'avait annoncé "Tu connais A.? - Oui elle était avec moi au collège - Et bien elle a eu un accident de mobylette, elle est morte Ah ces jeunes etc..." Dans un film, cela aurai été la scène où le héros ne bouge plus et le monde autour de lui devient flou et en bruit de fond. Je me rappelle encore le surnom que le professeur de sport lui avait donné: "Musclor" et pour moi Musclor était trop fort pour mourir. Même après des années, je repense à elle, à ce qu'elle serai devenu si elle avait vécu, c'est bizarre de penser si longtemps après à une personne que l'on a connu quatre ans de sa vie durant une période que l'on aurai voulu oublier.

L'épisode qui m'a le plus blessé au collège aurai pu être un moment insignifiant, un rien qui pourtant encore aujourd'hui me procure un pincement au coeur, un petit pic de souffrance.
C'était en cours de français (ma matière préférée avec ma prof préférée) et l'un des élèves fêtait son anniversaire en cours. A cette occasion, il avait apporté un gros paquet de bonbons. Il a donc commencé sa distribution, un chacun, nous étions en 6ème encore un peu bébés même si beaucoup jouaient aux durs pour se faire respecter au milieu des "grands" de troisième. Donc ces bonbons, revenons au sujet. Cet élève commence donc sa distribution et arrive à mon niveau, me regarde droit dans les yeux et... continue sa distribution sans m'en donner.
Avec du recul, je pourrai rire de cette réaction puérile, malheureusement, je n'y arrive pas. J'avais accepté de me faire écraser, cela à continuer pendant 4 ans. A la fin du collège, profitant du fait que je voulais faire de l'allemand en 3ème langue, j'ai fait des pieds et des mains pour que mes parents me mettent dans un lycée privée où j'étais certaine de ne pas recroiser mes "camarades" de collège, je voulais reprendre à zéro. Je leur en suis reconnaissante d'avoir accepté même si je ne suis pas certaine qu'ils aient compris ma souffrance collégienne...
Maintenant, je me demande parfois ce que sont devenus ces enfants. Ont-ils visités le monde ou sont-ils resté dans le village de leur enfance? Par vantardise et peut-être pour refermer certaines vieilles blessures, j'aimerai les revoir, leur montrer que même si ils ont essayé de m'écraser, j'ai grandit, j'ai été la première femme sous-officier au milieu de 80 hommes sur un bateau militaire. Mais je crois que ce bonbon continue à me hanter. Que si je ne suis pas aussi forte que je le voudrai à l'heure actuelle, que si je n'ose pas toujours refuser les services que l'on me demande, mon grand défaut d'être "trop gentille", si je n'ose pas dire "M-E-R-D-E" aux idiots c'est un peu à cause de cela...

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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 18:17
A force d'avancer dans mes digressions, je m'aperçois, à ma grande surprise, que les articles sont de plus en plus longs (ils sont près prêts - dans mon joli MAC - à être mis en ligne).
Je me pose donc une question existentielle: et si je créais un deuxième blog exclusivement dédié à mes digressions?
Où je continue comme en ce moment en glissant une digression entre 2 livres et/ou broderies?

Où vous trouver cette partie "Digression" nulle et il faut que j'arrete immédiatement.

Voila j'attends votre avis
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