J'aimerai écrire un livre un jour.
Cette idée me trotte en tête depuis quelques jours (ou années). J'en viens même à me demander si je n'y suis pas prédestinée, je sais c'est un peu orgueilleux de dire ce genre de choses mais les exemples me reviennent en tête au fur et à mesure que cet article prend forme.
Au lycée, en terminale, j'avais commencé un projet de BD bretonne avec un élève de L, moi Scientifique aux textes et lui le Littéraire aux dessins. L'idée n'a jamais abouti, à la première planche, nos points de vue divergeaient: un personnage de second plan que j'aurai voulu étoffer devait disparaître dans un attentat pour demander l'indépendance de la Bretagne (si je me rappelle bien le thème de la BD, avec les années j'ai un doute). Et cette histoire risquait de me détourner de mes études de médecine. Non pas sentimentale l'histoire, juste la BD.
Plus jeune, vers 13-14 ans, avec ma petite soeur nous avions inventé une histoire qui ressemblait à un Alice aux Pays des Merveilles chez les Minimoys. Une petite fille était aspirée par son miroir (ou la fenêtre de sa chambre) et se retrouvait dans un monde parallèle où il n'y avait pas de surface, un monde souterrain peuplé de monstres gentils.
En primaire, ma maîtresse de CE2 s'arrachait les cheveux avec moi. J'étais une élève ultra calme (j'ai souvent eu cette appréciation "Elève calme, ne participe pas assez" durant toute ma scolarité), première de ma classe - je faisais la guerre à mon cousin Benoit pour avoir de meilleures notes que lui - et donc durant la classe, je me mettais un livre sur les genoux et je lisais pendant que ma maîtresse donnait ses explications. Et ce qui l'énervait le plus dans tout cela, c'est qu'elle pouvait m'interroger n'importe quand, j'étais capable de lui répondre à son grand désespoir.
Petite fille, - ma mère m'a souvent raconté cette anecdote -, elle pouvait me laisser des heures seule dans ma chambre, je me créais un mon imaginaire et je parlais avec mes poupées qui avaient une vie fabuleuse pleine de fées, de papas et mamans qui abandonnaient leur enfant que je recueillais (bien sur). J'avoue que lorsque Romane du haut de ces 4 ans a joué au "poupon abandonné" avec sa cousine, j'ai souri en repensant à cette vieille histoire.